Publié dans Société

Pluies diluviennes - Les bas quartiers sous les eaux, menace accrue sur les zones hautes

Publié le mercredi, 07 janvier 2026

Les fortes pluies qui s’abattent sur Antananarivo continuent de provoquer d’importants dégâts. Les bas quartiers sont les plus touchés, avec la montée des eaux, tandis que les zones en altitude restent sous surveillance. 

 

Hier matin, les habitants et les chauffeurs de taxis-be d’Ilanivato et Anosipatrana ont tenu une manifestation face à la montée rapide des eaux, inondant non seulement les rues et ruelles mais également bon nombre de ménages. « Cette situation se répète chaque année, notamment à cause des constructions illicites érigées sur les dalles. Elles favorisent la stagnation de l’eau et l’infiltration des eaux pluviales dans les habitations, au détriment des habitants», se désole J.R., résidente d’Ilanivato depuis une dizaine d’années. A cela s’ajoutent l’absence d’entretien des infrastructures et le non-respect du plan d’urbanisme, aggravant la situation. D’un autre côté, l’obstruction des canaux d’évacuation bloque l’écoulement normal des eaux de pluie. Désespérés, les riverains et usagers de cet axe sollicitent des mesures pérennes de la part des autorités compétentes. 

Mais ce calvaire du côté d’Ilanivato et d’Anosipatrana n’est pas isolé. D’autres Fokontany des quartiers populaires, comme Andravoahangy, Besarety, Andranomanalina,  Ambodin’Isotry ou encore Anosy vivent les mêmes difficultés. Les appels de détresse des habitants s’enchaînent durant la saison des pluies. Des actions de sensibilisation et d’assainissement des canaux y sont aussi entreprises au préalable, mais en vain. Le problème reste sans issue à cause des faits cités ci-dessus, notamment les constructions illicites.

Par ailleurs, les habitants des quartiers de la haute ville d’Antananarivo vivent dans l’angoisse en cette saison des pluies. Les risques d’effondrement de rochers s’intensifient, notamment dans les quartiers classés « zone rouge », à l’exemple d’Ankadilalana, Ambohipotsy, Manjakamiadana, Faliarivo Ambanidia, etc. Selon les dernières statistiques émanant du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), 1490 habitations sont en danger imminent. Par conséquent, une quarantaine de volontaires ont été mobilisés pendant deux jours, la semaine dernière, afin de renforcer les actions de conscientisations via des porte-à-porte. Depuis, certaines familles ont déjà quitté les lieux à risque. D’autres ont choisi de rester, tout en redoublant de vigilance face aux éventuels effondrements de rochers ou glissements de terrain. Les sensibilisations se poursuivent!

P.R.

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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